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Affichage des articles du janvier, 2026

IA non déterministe : le risque invisible des décisions managériales

Pourquoi une IA générative peut donner deux réponses différentes au même prompt — et comment cela peut créer un risque juridique et un arbitraire perçu en management. Une différence technique qui change tout Fondez vos décisions sur une IA générative, et vous n’aurez pas forcément deux fois le même avis. À la différence d’un outil déterministe (calculatrice, règle de calcul, système expert figé), une IA générative repose sur des mécanismes probabilistes : elle peut produire des réponses différentes à une même question — même avec le même prompt. Demandez à une calculatrice combien font 2 + 3 : elle répondra 5 , quel que soit le nombre d’essais. Posez plusieurs fois la même question à une IA générative (avec le même prompt) : vous pouvez obtenir des variantes , des nuances… voire des conclusions différentes. Cette différence fondamentale (outil déterministe vs IA non déterministe ) doit être gardée à l’esprit pour chaque acte man...

Sketchnoting : Ne pas donner vaut mieux que reprendre.

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  Dans le premier épisode de la minute de l'Equité "Ne pas donner vaut mieux que reprendre", nous utilisons un élément démontré par les sciences sociales "l'aversion à la perte" ou "loss aversion" pour en faire un outil de management. Et même si il n'est pas toujours possible d'éviter d'avoir à reprendre, un manager averti des conséquences en vaut toujours deux !  Pour accéder à la vidéo complète de la minute de l'Equité sur le sujet c'est ici : Ce sujet vous concerne?  ABM FORMATION accompagne les managers et les organisations avec des diagnostics, des formations et des interventions sur mesure.  Prenez contact via le formulaire ou mailto : annebilard@abmformation.fr

La minute de l'Equité : ce que tout manager devrait savoir avant d'accorder un avantage

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👀 Vaut-il mieux ne jamais donner plutôt que d'avoir à reprendre?  Dans cet épisode de la Minute de l'Equité, on explore un principe clé des sciences sociales appliqué au management : l'aversion aux pertes.  Les individus ressentent la perte comme bien plus injuste qu'un gain non accordé.  Ce que ça change pour le manager :  ✅Savoir qu'un avantage ne doit être accordé que si on est certain de pouvoir le maintenir dans le temps ✅Se préparer à une résistance si on retire un avantage acquis, y compris si c'est pour le remplacer par autre chose ✅ Si l'avantage proposé n'est que temporaire, veiller à une excellente communication...et s'attendre tout de même à gérer la déception lors du retrait  📚 Pour aller plus loin : Kahneman et Tvsersky  Ce sujet vous concerne?  ABM FORMATION accompagne les managers et les organisations avec des diagnostics, des formations et des interventions sur mesure.  Prenez contact via le formulaire ou mailto : annebilard@abm...

Evitez de vous disputer avec une IA...

  ... Il y a de fortes chances que vous perdiez la dispute  😀 Non pas parce qu’elle est plus intelligente que vous...mais parce qu’elle ne sait pas qu’elle se dispute. Depuis les années 1960, les sciences sociales étudient les relations que nous entretenons avec les machines. L’« effet ELIZA » a mis en évidence un phénomène troublant : dès qu’un programme nous parle, nous lui prêtons spontanément des émotions, des intentions et des compétences sociales, même lorsque nous savons parfaitement qu’il ne fait que sélectionner des réponses à partir d’algorithmes. Ce réflexe est profondément humain. Nous sommes polis avec nos ordinateurs, nous réagissons différemment selon la « voix » qu’ils utilisent, et notre cerveau comble la distance entre l’artefact et nous en lui attribuant une intention derrière chaque phrase. L’arrivée des IA conversationnelles amplifie massivement ce phénomène. Conçues pour se comporter comme des interlocuteurs crédibles, elles brouillent les repères tra...

Faut-il souhaiter la bonne année à son IA ?

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Pour un manager, souhaiter la bonne année à ses équipes peut parfois relever de l'automatisme.  Un rituel de plus, coincé entre un reporting en retard et un budget sous tension.  Parfois, même, ce rituel paraît déplacé : à quoi bon prononcer des souhaits remplis d'optimisme quand l’ambiance est électrique ou que les équipes doutent du sens de ce qu’elles font ? Et pourtant. Les sciences sociales l’ont montré depuis longtemps : les rituels ne servent pas qu'à transmettre de l’information. Ils servent à réactiver l’appartenance au groupe . Dès 1912, Émile Durkheim expliquait que les rituels ont pour fonction première de “faire société”, de renforcer la cohésion du collectif au-delà de toute utilité pratique. Ils ne disent rien de nouveau, mais ils rappellent que l’on est encore ensemble. Peu importe, au fond, que le manager croie sincèrement à ses vœux ou qu’il les prononce avec une politesse mécanique.  En adressant ses souhaits, il pose un acte de reconnaissance : il ...